Dans l’oeil du cyclone, à la tête de Forpronu,
Ex-Yougoslavie, juillet 1993-mars 1994, publié aux Éditions L’esprit du livre, Collection histoire et mémoires combattantes, par le Général Jean
COT, adhérent du Mouvement Européen Paris Ouest
En 1991, une guerre ethnique embrase l’ex-Yougoslavie. Vingt ans après,le général d’armée Jean Cot, commandant la Forpronu de juillet 1993 à mars 1994, revient sur les difficultés de sa mission, hautement
politique…
Ce livre-témoignage du général Jean Cot rapporte le quotidien du commandant en chef de la force de l'ONU la
plus importante qui ait été déployée depuis la guerre de Corée, la Forpronu, en ex-Yougoslavie.
Dans son « journal de campagne », tenu pendant neuf mois, il raconte ses actions et livre ses réflexions, ses
espoirs et ses doutes. Il évoque la difficulté de ses rapports avec les autorités onusiennes, avec celles de l’OTAN, et aussi ses relations parfois tendues avec son propre gouvernement. En
désaccord avec M. Boutros-Ghali et à la demande de celui-ci, il est rappelé en France en mars 1994.
Dans ses contacts avec les populations désemparées, comme dans sa relation particulière avec les soldats de
la Forpronu, on mesure la sensibilité et la passion d’un officier de terrain dont « l’engagement total et inlassable au service de la paix est dans la ligne des traditions militaires
de notre pays et de ses forces armées », selon le texte de la citation qui lui est décernée par le ministre de la Défense le 17 mars 1994.
Le texte du journal est éclairé, enrichi, complété par des réflexions ultérieures de l’auteur, par des
documents officiels inédits, par des correspondances avec les chefs politiques et militaires de l’ex-Yougoslavie, les dirigeants de l’ONU et de l’OTAN, les hauts responsables politiques et
militaires français, enfin par des articles de presse de l’époque. Il s’agit donc à la fois d’un témoignage intime et d’un « livre-document ».
Saint-cyrien, diplômé d’état-major et breveté de l’École de guerre, le général d’armée Jean Cot commande la 1re armée
lorsque lui est confié le commandement de la Forpronu, en juillet 1993. Rappelé en France en mars 1994, il démissionne.
Depuis, il a enseigné à l’université de Reims, donne toujours des conférences et a publié cinq ouvrages et de
nombreux articles sur l’ex-Yougoslavie, sur l’ONU, sur la défense et sur la paix. Il est grand officier de la Légion d’honneur, officier de la Legion of Merit des États-Unis, commandeur de
l’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne.
Un Monde sans
Europe ?, Paris, chez Fayard, 8 juin 2011, 260 pages
Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, sur l’Europe, sur la
France: sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…
Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’ Henry Kissinger observait, avec
ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment
communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four
; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven ». Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de
l’Europe.
Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de
l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’« un monde sans Europe ».
L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France, d’y faire face.
L’étude dirigée par Philippe Esper, animée par Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot et conseillée par Pierre Hassner, propose, à partir d’analyses factuelles, des
solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent ».
Panique aux frontières, enquête sur cette Europe qui
se ferme, d’Eric L’Helgoualc’h, Paris, Max Milo Editions, 9 juin 2011, 320
pages
Le débarquement chaque année de milliers de migrants réveille en Europe la peur d’une « invasion » étrangère.
Certains gouvernements européens réclament le renforcement des contrôles aux portes de l’espace Schengen tandis que d’autres veulent rétablir les frontières nationales. L’Union européenne, espace
de libre circulation des personnes et de promotion des droits de l’homme, semble peu à peu gagnée par une hostilité croissante à l’égard des étrangers. Quelle est la réalité des événements qui se
déroulent aujourd’hui à nos frontières ?
L’auteur a enquêté pendant un an sur le terrain, où il a rencontré responsables, migrants, dirigeants politiques et militants associatifs. Il nous
livre un récit vif et éclairant, fruit d’une exploration sans détour de cette question complexe. Pour comprendre, par-delà les peurs.
Éric L’Helgoualc’h, consultant en communication, diplômé en droit communautaire, a longtemps travaillé pour touteleurope.fr, l’un des principaux
sites français d’information sur les questions européennes. Il a également publié des chroniques pour nonfiction.fr, liberation.fr, rue89.com. Pierre Henry, Directeur Général de France terre
d’asile, est spécialiste des questions d’immigration, de développement et d’asile.
La politique étrangère
européenne, par Maxime Lefebvre,
QSJ n° 3901, PUF
2011.
Si l’Union européenne est dotée par le traité de
Maastricht d’une « politique étrangère et de sécurité commune », la pratique et les négociations menées depuis 1992 pour la renforcer révèlent surtout le chemin qui reste à parcourir
pour la rendre efficiente.
L’Union est aujourd’hui représentée par une présidence
bicéphale et un « Haut Représentant » – qu’on n’a pas voulu nommer « ministre des affaires étrangères » –, elle n’a pas de service diplomatique mais un service « pour
l’action extérieure », pas d’ambassades mais des « délégations », pas d’armée mais une « politique de sécurité et de défense commune ». Les enjeux ne sont pourtant pas
minces : peser dans le partenariat transatlantique, coopérer avec les puissances en défendant mieux ses valeurs et ses intérêts, penser sa sécurité, muscler ses capacités économiques,
diplomatiques et militaires, dépasser ses propres divergences, constituer en somme une « puissance européenne ».
Maxime Lefebvre est diplomate et professeur en questions internationales à Science Po. Il est notamment
l’auteur, dans la collection « Que sais-je ? » de La politique étrangère américaine.
L'état de l'Union 2011. Rapport Schuman sur l'Europe. Editeur :
Lignes de repères, 224 pages
La 5ème édition de l’ouvrage de référence sur l’Europe, Le Rapport Schuman sur l’Europe, l’état de l’Union 2011 est consacrée à « L’Europe face à la crise et aux menaces »(crise économique, budget, Euro, réciprocité, défense, terrorisme, politique industrielle,
populisme …). Elle contient notamment les contributions de Jacques de Larosière, Anne-Marie Idrac, Alain Lamassoure, Joachim Bitterlich, Philippe Camus,
Arnaud Danjean. En
exclusivité un entretien avec Herman Van Rompuy,
président du Conseil européen.
Au sommaire
Les contributions portent sur les thèmes suivants :
• L’Union européenne face aux crises, l’Europe face à la nécessité de décider, les
opinions européennes face à la crise, la montée du populisme, l’Allemagne 20 ans après la réunification
• le bilan à tirer de la crise économique et financière mondiale, les perspectives pour
le prochain budget européen, la crise de la dette, banques centrales et politique monétaire, une ambition industrielle pour l’Europe, l’économie face à la spéculation
• la menace d’Al-Qaïda, la nouvelle politique commerciale de l’UE, l’Europe de la
défense
• le bilan de l’année électorale, la représentation des femmes en Europe, la protection
des droits de l’Homme, la production normative.
Des analyses appuyées sur 48 tableaux et graphiques commentés et 28 cartes inédites.
Sophie Saudrais