BIENVENUE SUR

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Un site de réflexion et de curiosités sur l'Europe


Le MEPO a choisi de privilégier six thématiques :
● 
Guerre économique : quelle place pour l’Europe dont les positions acquises sont remises en cause dans un monde en pleine mutation où il n’y aura peut-être pas que des gagnants ? ;

● L’Europe et sa diplomatie : ses relations avec le reste du monde, les instruments à renforcer ou à mettre en place pour faire entendre une voix européenne ;

 Le Progrès, une idée européenne : mieux faire connaître le rôle moteur de l’Europe dans les avancées scientifiques, techniques, médicales… ;

 « European touch » : éclairer les aspects modernes de la singularité de la civilisation européenne dans ses différentes composantes (urbanisme, design, mode, création multimedia, architecture…) ;

 Green or not green : environnement, bio, développement durable... assurément mais comment ? ;

 Meccano de l’Europe : quelques outils pour mieux comprendre le système européen. 

 

A ces thèmes s’ajoutent les volets Point-contrepoint permettant d’aborder certains sujets d’un point de vue plus engagé ; Réflexion qui offre des analyses pertinentes pour nous aider à penser l'Europe ; L'avenir de l'Europe qui présente des réflexions sur le futur de l'Union ; Evénements qui met l'accent sur des expositions, conférences... sur la thématique européenne, "Vous avez dit valeurs de l'Europe?" et enfin Publications.


Bonne navigation !

L’équipe de rédaction

 


Une réflexion pour repenser l'Europe


« Il serait désespérant que, dans la ’vieille’ et féconde Europe, une approche abstraite, simpliste, brutale des questions que posent l’éducation et la formation des esprits stérilise réciproquement et à grande échelle, et l’inventivité scientifique, et les savoirs liés plus immédiatement à l’imagination et à la mémoire »


Marc Fumaroli (extrait de "La République des Lettres")

LES EVENEMENTS PASSES

. La Turquie et l'Europe

8 novembre 2011

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

avec Bedri BAYKAM, membre du parti républicaindu Peuple (Turquie) et Michel GURFINKIEL, journaliste

 

.L'apocalypse n'est pas pour demain

22 juin 2011

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

avec Bruno TERTRAIS, maître de recherche, spécialiste des relations internationales

 

.Visite de l'Ambassade d'Italie en France

12 avril 2011

47, rue de Varenne 7007 Paris

 

.L'avenir de l'euro

10 mars 2011

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

avec M.Christian SAINT-ETIENNE, Economiste

 

Réflexions sur les difficultés actuelles de l'Union Européenne et les moyens d'y remédier  (suite)

26 janvier 2011

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

avec M.Jean-Marie CAVADA, Député Européen

 

. Visite de l'Ambassade de Suisse en France

22 Novembre 2010

142, rue de Grenelle 75007 Paris

avec M. Louis-José TOURON, Ministre à l'Ambassade de Suisse en France

 

Réflexions sur les difficultés actuelles de l'Union Européenne et les moyens d'y remédier

16 Novembre 2010

Causerie au coin du feu

avec M.Jean-Marie CAVADA, Député Européen

 

. Point sur l'actualité des institutions de l'Union Européenne

21 Octobre 2010, 

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

Avec Mme Elvire FABRY, chercheur associé à Notre Europe

 

. Présentation de la nature et du rôle des fonds souverains dans le monde

20 Mai 2010

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

Avec M.Jean-Marc PUEL, Associé du fonds d'investissement BTR Capital partners

 

. Point sur le Mouvement Européen International

20 Mai 2010

Hotel de l'Industrie, 4 place Saint Germain des Prés 75006 Paris

Avec Mme. Nathalie LASNIER, représentante du Mouvement Européen France au Mouvement Européen International

 

. Réflexions à partir du livre de Michel FOUCHER "L'Europe et l'avenir du monde"

1 Avril 2010

Petit déjeuner, Rollet-Pradier, 6, rue de Bourgogne 75007 Paris

Avec M.Michel FOUCHER, diplomate, géographe, professeur à l'Ecole Normale Supérieure

 

. La politique étrangère de l'Union Européenne

9 Mars 2010

Causerie au coin du feu

avec M.Jean-François PONCET, ancien Ministre des Affaires Etrangères, Vice-Président de la Commission des Affaires Etrangères et des Forces Armées et de la Commission des Affaires Européennes du Sénat

 

. Visite de la résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne en France

11 Février 2010

au Palais Beauharnais, 78, rue de Lille 75007 Paris

en présence de M.Joachim BERTELE, Conseiller en charge de la Politique Européenne à l'Ambassade d'Allemagne en France

 

 

 

 

 

 

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ADHESION ET RENOUVELLEMENT

Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 15:25
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Une trentaine de membres du MEPO a participé à la visite de l'Hôtel de Beauharnais, résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne le 11 février dernier.


Notre groupe a été remarquablement accueilli et accompagné par Mme Farideh AFSHAR, du Service du Protocole, qui nous a fait découvrir ce lieu exceptionnel chargé d'une histoire commune à nos deux pays et d'une grande richesse artistique. En outre, M. Joachim BERTELE, Conseiller pour la Politique Européenne à l'Ambassade d'Allemagne, nous a fait l'honneur de sa présence. 

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Une magnifique résidence, fruit d'une riche histoire que nous avons découvert et dont vous pouvez avoir un aperçu sur le site de l'Ambassade d'Allemagne à Paris.

 

 

Une très belle découverte!

Par mouvement européen paris ouest - Publié dans : Evénement
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 20:24

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Depuis le 1er janvier dernier, l’Espagne préside le Conseil de l’Union européenne. Il y a tout juste un an, la Tchéquie était à sa place. Un événement sur lequel est revenu le Mouvement Européen Paris Ouest en interrogeant M. Jan Czerný, Ministre conseiller auprès de l'Ambassadeur de la République tchèque à Paris.






1) Pensez-vous que la présidence de votre pays a fait progresser la perception d'une identité européenne au sein de la Communauté et à l'extérieur de l'Union ?


Cette question est très difficile. La raison est simple : pour bien répondre, il faut d’abord bien savoir ce qu‘est l’identité européenne! A titre personel, j’admire la devise de l’Union européenne, Unis dans la diversité. Je pense que nous avons bien démontré, au cours de notre présidence, qu’on pouvait travailler pleinement au profit de tous sans pour autant renier que notre conception de l’Union européénne peut être quelque peu différente de celle des autres. 



2) Estimez-vous que la présidence de votre pays a bien été comprise en France ?


Pour présider le conseil de l’Union européenne, La République tchèque partageait avec la France et la Suède le même programme politique élaboré au printemps 2008.  Dans le cadre de ce programme, chaque pays a choisi quatre ou cinq priorités reflétant les sensibilités nationales et les circonstances mondiales.

La différence principale entre la Tchéquie et la France se trouvait ailleurs. Pour nous, le rôle le plus important du pays-président consistait à chercher le consensus parmi tous les Etats membres. Être à tout moment à l’écoute des autres pays et essayer de trouver toujours le point commun parmi les idées différentes voire même opposées. La France, à mon avis, a décidé de jouer plutôt le rôle du leader, de diriger l’UE dans un sens ou dans l’autre.Voici,  à mon avis, deux conceptions complémentaires, et d’une valeur d’usage parfaitement similaire, de la même fonction. 


Pour répondre clairement à votre question : Je pense que la France, immédiatement après sa présidence surmédiatisée, n’était pas prête à comprendre et à apprécier une autre conception de la présidence. Aujourd’hui, nous pouvons nous tous revenir tranquillement aux bilans des trois dernières présidences. Au vu des résultats concrets, La République tchèque n’a pas à rougir.



3) Considérez-vous que les associations qui promeuvent la construction européenne en France ont contribué à la réussite de la présidence de votre pays ?


Absolument. Elles nous ont permis de discuter directement avec les Français aux quatre coins de votre pays magnifique. Je veux d’ailleurs profiter de cette occasion  pour exprimer encore une fois notre reconnaissance pour toutes les invitations que nous avons reçu au cours de notre présidence.  Nous avons trouvé, au sein de ces associations, le mélange formidable des trois élements nécessaires pour la construction européenne: la curiosité, l‘esprit critique et l’ouverture vers l’extérieur.  

 

Par mouvement européen paris ouest - Publié dans : Evénement
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 12:35

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Plus d’immigrés égale plus de sans emploi ? Cette approche est facile… sûrement trop. Loin d’être confidentiel, peut-on pour autant considérer que ce constat est exact? Est-il possible de réduire le lien entre immigration et chômage d’une manière aussi simpliste ? C’est à cette question délicate que le dernier ouvrage publié sur ce thème par l’OCDE, « Les migrations internationales. Le visage humain de la mondialisation », tente d’apporter quelques réponses.

 

Brian Keeley, Directeur des affaires publiques et de la communication à l’OCDE, démontre en effet que l’équation entre migrations et chômage est complexe. Sans nier qu’il n’existe aucune corrélation entre le nombre de sans emplois et d’immigrés dans un pays, l’auteur démontre toutefois que les travailleurs migrants occupent bien souvent des 3D jobs : « dirty, dangerous, difficult » (sales, dangereux, difficiles) ; emplois qui n’ont pas la préférence des travailleurs locaux.

 

Autre point intéressant développé dans cette étude : est-il correct d’affirmer que la venue d’immigrants permet aux employeurs de tirer les salaires vers le bas et aux gouvernements de trouver des solutions structurelles à la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs ?

 

Cet ouvrage permet un aperçu objectif d’une question politiquement sensible. Des références pertinentes et des graphiques éclairants complètent ces réflexions.


Pour en savoir plus : site de L'Observateur de l'OCDE.


Brian KEELEY, Les migrations internationales. Le visage humain de la mondialisation, coll. Les Essentiels de l’OCDE, octobre 2009

 

Par mouvement européen paris ouest - Publié dans : Guerre économique
Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 17:52

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212 millions de sans-emploi au niveau mondial et 23 millions dans l’Union européenne selon le dernier rapport annuel du Bureau international du travail ; une courbe de croissance du chômage qui ne cesse de s’accentuer à la hausse. Tel est le constat peu réjouissant de l’état du marché du travail aujourd’hui.

 

Dans ce contexte, avoir un emploi n’est-il pas une chance ? Comment certains actifs peuvent-ils se plaindre ? Ne se rendent-ils pas compte de leur privilège : travailler ?

 

Malheureusement, il semble que ce raisonnement ne soit pas tout à fait étranger à quelques responsables politiques ; à tout le moins peut-on le penser au regard de leur inaction à l’endroit de ceux,  toujours plus nombreux, qui occupent un emploi ne leur permettant pas de vivre décemment : les working poor. Autrefois cantonné aux Etats-Unis, ce phénomène se développe de plus en plus à travers le monde, notamment en Europe et en particulier en France : selon le rapport 2007-2008 de l’Observatoire national de la pauvreté sociale, il y avait 1,74 millions de pauvres dans notre pays en 2005 ; un nombre qui atteindrait aujourd’hui environ 9% des actifs. Et le RSA, conçu comme un moyen de lutter conte le chômage n’a-t-il pas aggravé cette tendance ?

 

Mais qu’est-ce qu’un working poor ? L’Union a proposé une définition à la suite des travaux relatifs au Processus communautaire d’inclusion sociale qui se sont déroulés en juillet 2003. Par l’intermédiaire de son Comité de Protection sociale, cette dernière a en effet mis en place un indicateur  européen permettant d’évaluer la pauvreté au travail. Dans ce cadre, est considéré comme « travailleur pauvre » toute personne qui se trouve « principalement en travail » durant l’année de référence et qui vit au sein d’un ménage dont le revenu total se situe en-dessous de 60% du revenu médian (seuil de pauvreté) national équivalent (environ 1500 euros en France, en 2009). Les derniers chiffres de la Confédération des syndicats européens, faisaient état de 30 millions de working poor en 2008 ; un niveau qui a sûrement augmenté depuis lors.

 

La réponse peut-elle venir du niveau européen qui semble avoir pris conscience de la gravité de la situation?  Face à des Etats comme la Chine et l’Inde, comment traiter de la question du dumping social ? En tout état de cause, sans l’implication sérieuse de tous les Etats membres cela n’est guère probable. Peut-être peuvent-ils s’inspirer du récent rapport de l’OCDE au titre explicite Pauvreté des travailleurs : quelles mesures pour les pouvoirs publics ?. En tous les cas, l’urgence est là!

 

 

 

Pour  en savoir plus :

 

- Hans-Jürgen Andreß, Henning Lohmann, The Working Poor in Europe: Employment Poverty and Globalization, Editions Edward Elgar, 2008

- Bernard Gazier, Frédéric Bruggeman et al., Restructuring Work and Employment in Europe, Editions Edward Elgar, 2008

- Dominique Huez, Nicolas Jones-Gorlin, Souffrir au travail- Comprendre pour agir, Editions Privé, 2008

- Yves Gilbert (dir.), Changer le social. Logiques enjeux et acteurs du développement social dans la modernité accrue, Ed. PU Perpignan, 2008

- Viviane Châtel, Shirley Roy (dir.), Penser la vulnérabilité. Visages de la fragilisation du social, Presses Universitaires du Québec, 2008

Par mouvement européen paris ouest - Publié dans : Guerre économique
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 21:20

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« Nous, Ministres de l’emploi et du travail des pays de l’OCDE, avec nos homologues du Chili, d’Estonie, d’Israël, de la Fédération de Russie, de Slovénie et du Brésil , nous sommes réunis à Paris (…) sommes convenus que, compte tenu de la gravité de la récession, des politiques d’emploi et des politiques sociales d’envergure et innovantes sont essentielles pour faire face à la crise de l’emploi et faciliter le retour à une croissance économique saine. »

 

 

C’est en ces termes que le communiqué final a conclu la réunion de l’OCDE au niveau ministériel sur l’emploi et le travail qui s’est déroulée dans la capitale française en fin d’année dernière. Son mot d’ordre explicite, « Faire face à la crise de l’emploi », traduit l’urgence de la situation : selon le dernier rapport annuel du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage au niveau mondial a atteint des niveaux jamais constatés touchant près de 212 millions de personnes ; soit une hausse d’environ 34 millions de sans-emploi en comparaison de la situation déjà mauvaise de 2007. Au niveau de l’OCDE, le taux de chômage moyen a atteint 8.5% en juillet 2009, son plus haut niveau depuis la Seconde guerre mondiale, et les projections prévoit que celui-ci pourrait frôler les 10% en 2010, soit une hausse de 80% par rapport à 2007. Quant à l’Union européenne, selon le BIT, 3 millions de chômeurs supplémentaires seraient attendus en 2010.

 

L’objectif principal de cette rencontre était de sensibiliser les gouvernements membres de l’OCDE à l’importance de réagir pour lutter contre le chômage. Leurs réflexions se sont concentrées sur trois principaux thèmes qui avaient fait l’objet d’analyses approfondies dans le rapport « Perspectives de l’emploi de l’OCDE, 2009 » : les conséquences de la crise de l’emploi sur les politiques économiques et sociales ; le maintien d’une « politique d’activation » durant la crise ; la lutte contre le chômage des jeunes. Ces échanges ont permis de donner un aperçu très intéressant des politiques adoptées par les Etats de l’OCDE en matière d’emploi, la question principale sous-jacente étant finalement : Que peuvent faire les gouvernements? Quelles sont les démarches les plus efficaces pour lutter contre le chômage? Selon Stefano Scarpetta, chef de la division OCDE de l'emploi, les gouvernements devraient « faire davantage pour aider les travailleurs et les personnes sans emploi à surmonter la crise du marché du travail » (vidéo ci-dessous)

 

 

 

 

Les réponses apportées par les Etats sont en effet sensiblement différentes. Une telle rencontre, même si elle ne peut déboucher que sur de bonnes résolutions sans effets contraignants, a au moins eu le mérite d’exposer les différentes politiques adoptées en matière d’emploi. Une démarche de benchmarking  utile. Pour ne citer que quelques exemples, Diane Filey, Ministre canadienne des Ressources humaines et du Développement des compétences a ainsi expliqué que dès le mois de janvier 2009, a été lancé un « Plan d’action économique du Canada » combinant diverses mesures de court terme pour protéger les emplois et des politiques à plus long terme en vue de relancer l’économie. Au Chili, nouvel Etat membre de l’OCDE, la Ministre du Travail et de la Prévision sociale Claudia Serrano Madrid s’emploie à assurer l’effectivité d’un plan de relance budgétaire de 4 milliards de dollars (2,8% du PIB) qui, en complément d’une politique de taux d’inflation et d’intérêts bas ainsi que d’un accord national signé entre le gouvernement et les employeurs, a pour objet de protéger l’emploi tout en recherchant la croissance.

 

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Au niveau de l’Union européenne, le Ministre du Travail italien Maurizio Sacconi a présenté les trois grands principes fixés par son gouvernement pour lutter contre la crise économique et atténuer ses conséquences néfastes sur le marché de l’emploi : maintenir des finances publiques stables, éviter l’effondrement du crédit pour les entreprises et garantir le revenu des travailleurs. Une démarche d’incitation-protection que l’on retrouve également en Suède qui allie politiques structurelles et politique de l’emploi. Selon Sven Otto Littorin, Ministre de l’Emploi, la réaction à la crise se concentre notamment sur une réduction des impôts des personnes physiques et l’élargissement des opportunités offertes par le système éducatif suédois. Enfin, d’après Martin Hirsch, Haut commissaire à la jeunesse, la France aurait donné la priorité à l’emploi des jeunes, en particulier grâce à un mécanisme de soutien de leurs revenus et un rapprochement entre le système éducatif et l’entreprise.

 

Toutes ces politiques sont bien intéressantes mais ont-elles fait la preuve de leur efficacité? Cette réunion de l’OCDE, passée quasi-inaperçue alors qu’elle se déroulait dans la capitale, n’aurait-elle pas eu davantage d’impact si elle avait réuni des chefs d’Etat et de gouvernement plutôt que des ministres? Il va sans dire que cette conférence, sans avoir été totalement inutile, ne sera pas suffisante pour inciter les Etats à réellement agir. La tâche est difficile, d’autant plus qu’une autre délicate question attend nos gouvernants : les « working poors », objet du prochain article de notre volet « Emploi ».

 

 

Pour en savoir plus : L’Observateur de l’OCDE, n°274, octobre 2009 ; Notes par pays sur l’emploi en 2009, site de l’OCDE

 

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