
Plus d’immigrés égale plus de sans emploi ? Cette approche est facile… sûrement trop. Loin d’être confidentiel, peut-on pour autant considérer que ce constat est exact? Est-il possible de
réduire le lien entre immigration et chômage d’une manière aussi simpliste ? C’est à cette question délicate que le dernier ouvrage publié sur ce thème par l’OCDE, « Les migrations internationales. Le visage humain de la mondialisation », tente d’apporter
quelques réponses.
Brian Keeley, Directeur des affaires publiques et de la communication à l’OCDE, démontre en effet que l’équation entre migrations et chômage est complexe. Sans nier qu’il n’existe aucune corrélation entre le nombre de sans emplois et d’immigrés dans un pays, l’auteur démontre toutefois que les travailleurs migrants occupent bien souvent des 3D jobs : « dirty, dangerous, difficult » (sales, dangereux, difficiles) ; emplois qui n’ont pas la préférence des travailleurs locaux.
Autre point intéressant développé dans cette étude : est-il correct d’affirmer que la venue d’immigrants permet aux employeurs de tirer les salaires vers le bas et aux gouvernements de trouver des solutions structurelles à la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs ?
Cet ouvrage permet un aperçu objectif d’une question politiquement sensible. Des références pertinentes et
des graphiques éclairants complètent ces réflexions.
Pour en savoir plus : site de L'Observateur de l'OCDE.
Brian KEELEY, Les migrations internationales. Le visage humain de la mondialisation, coll. Les Essentiels de l’OCDE, octobre 2009
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